Biographie de Laure Polin, née en 1962
 

J'ai  découvert l'univers sculptural à l'âge de 25 ans grâce à une rencontre déterminante avec Max Figerou, sculpteur et élève d'Etienne Martin.
J'ai travaillé avec lui et fait mes premières armes en modelage. Mais très vite, je me suis rendu compte que j'aimais surtout travailler la pierre.
 En effet, le travail de la pierre est un rapport de force permanent. Si l'outil frappe trop fort, la matière casse. Si l'outil n'est pas assez incisif, la matière ne cède rien. Une sculpture arrive à son terme quand la matière ne nécessite plus d'être secouée, tout en gardant sans cesse à l'esprit qu'il ne faut pas la dénaturer.
Ma première participation a un salon a eu lieu en 1995 et depuis ce temps je n'ai eu de cesse de montrer mon travail.
Car dans l'indicible de ma sculpture, j'aime à observer le dicible des réactions du public.

Ma sculpture est-elle figurative ou abstraite ?
Elle appartient au domaine de la découverte. Lorsque je sculpte je n'essaie pas d'illustrer une forme pré-établie mais je construis une forme qui me fasse reconnaître le sentiment que je porte. Je ne vois pas de différence fondamentale entre une forme que l'on qualifie d'abstraite ou de figurative. Que je fasse un buste ou que je réalise une sculpture abstraite inspirée d'un modèle intérieur, je cherche simplement à créer des formes vivantes.
 Une forme vivante est une forme en pulsion, pleine, ténue, qui noue un rapport sonore avec une autre forme. Une sculpture est un ensemble de volumes qui se font écho et s'entendent mutuellement.
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